jeudi 13 mars 2014

Orgueil + Courage un jour d'hiver

!#$!!?###@#!?!?!?#@$!!!!!!!!

J'ai hiberné tout l'hiver. Je pensais ainsi avoir évité le pire: Conduire dans la neige.

Je n'avais pas pensé qu'on était au Québec et que l'hiver pouvait se pointer quand bon lui semble même à la mi-mars!

Trop fière de son dernier coup, mon orgueil a choisi ce jour béni de tempête pour aller chercher mon courage le temps d'une petite virée entre potes!

B-R-A-V-O!

Je n'avais jamais vraiment compris pourquoi le gens chialaient et pestaient contre l'hiver. Après tout, c'est TELLEMENT beau de la neige!

Mais c'est aussi froid! Bon, oui, je savais que la neige était froide, mais je n'avais jamais vraiment eu à déneiger une auto...

Règle #1: Mettre des gants pour déneiger

Ça semble simple, mais faut l'avoir expérimenté pour vraiment comprendre, je suppose.

Règle #2: Il faut des gants pour conduire

C'est froid un volant en hiver!!!!


C'est maman, la chanceuse, qui a eu le "plaisir" de m'accompagner pour cette première petite sortie routière hivernale.

Une fois la van démarrée, un premier défi se présente: Il faut sortir de là! Légère panique. Mon courage ne se sent pas super bien, mais mon orgueil a bien vite fait de l'entrainer vers une euphorie démesurée à mon sens. Je serre les dents, avance, recule, avance, recule, avance... Pouf! Me voilà dans la rue prête à partir pour la gloire. Mon orgueil et mon courage festoient, ça promet pour la suite!

Le chemin à faire n'était pas très long. Heureusement car je n'aurais pas supporté les festivités incessantes à chaque arrêt que je faisais. Car, oui, il faut adapter sa conduite, ajuster sa vitesse et prévoir ses freinages, mais de là à faire la fête, il y a une marge!

Une fois rendue à destination, il fallait bien stationner. Même mon orgueil et mon courage ont cessé de s'énerver pour me regarder d'un air interrogateur. J'ai un peu fait mon possible dans les circonstances. Au moins je n'étais pas en plein milieu de la rue!

Le chemin du retour s'est fait plus simplement. Orgueil et courage s'étaient assoupis paisiblement: Je savais ce que je faisais après tout! Ils se sont toutefois réveillés abruptement lorsqu'une fois rendue à la maison, il a fallut que je me stationne de nouveau.

Faire son possible, c'est bien beau, mais quand t'es rendue sur le trottoir, ça n'a rien de rassurant. C'est là que l'orgueil a pris toute la place. C'est bien beau le courage, mais les situations critiques demandent parfois des réactions démesurées. Avec les conseils patients de maman, j'ai réussi, je dois dire, à me stationner plus que convenablement. Même mon orgueil a dû ramasser sa mâchoire! Heureusement que mon courage était là pour la ramener dans la maison car je crois qu'elle serait encore sur la banquette arrière à se les geler.

Conclusion de cette aventure: La neige c'est pire dans la tête qu'en réalité. Orgueil et courage n'étaient nécessaires que pour donner le coup d'envoi. Après, avec un peu de bon sens et un bon accompagnement, on peut définitivement y arriver.

Mais !#$!!?###@#!?!?!?#@$!!!!!!!! c'est froid de la neige!

vendredi 7 mars 2014

La culpabilité

Je n'aime pas conduire.

On m'a répété 1000 fois: "Attends, ça va venir"

Mais ça vient pas!

Je dois dire que j'étais bien en hibernation, jusqu'à ce que je me réveille et qu'elle se pointe le bout du nez: La culpabilité! Elle m'a rabrouée d'insultes de toutes sortes. C'était très varié, elle a de l'imagination!

Or, s'il y a une chose que j'ai en grande quantité, c'est de l'orgueil. Ça peut parfois être un défaut, mais contre la culpabilité, ça fait des miracles.

Hier encore, la culpabilité me rongeait de l'intérieur. C'est en sortant du restaurant avec Zamoureux que l'orgueil a décidé de se pointer: "Ah ouin?! Tu penses que je suis lâche? Look and learn ma belle!" J'ai tendue la main à Zamoureux qui, surpris, m'a donné les clés de la minivan.

On était dans un stationnement et je devais reculer. La culpabilité était morte de rire, ça faisait une éternité que je n'avais pas pratiqué. La dernière fois, c'était juste avant mon hibernation et j'étais tellement nerveuse que j'ai confondu les pédales. De toute beauté! La honte était venue me rendre visite cette fois-là d'ailleurs.

Mais hier, la culpabilité n'avait pas prévu le conseil que m'a prodigué l'orgueil: "Ok on respire la grande. Rien ne presse, tu vas sortir de ce stationnement comme une championne. Occupe-toi pas d'elle!" Le tout en en lançant une grimace postillonnante à la culpabilité qui gloussait sur la banquette arrière.

J'ai donc repris confiance et, grâce aux instructions patientes de Zamoureux, je suis sortie du stationnement sans rien accrocher et en utilisant la bonne pédale au bon moment. Dans tes dents la culpabilité!

Encore fallait-il rentrer à la maison. Techniquement, j'étais dans mon quartier, il n'y avait pas de quoi paniquer. Mais j'ai paniqué. J'ai cherché rapidement comment éviter le premier boulevard sur mon chemin. Ça été plutôt simple. C'est à ce moment que la culpabilité m'a tapé sur l'épaule en ricanant, ce à quoi l'orgueil a répliqué en grognant. Sentant que ça allait mal finir, je me suis arrêté au 2e boulevard sur mon chemin avec une décision à prendre. Je pouvais l'éviter, mais je pouvais aussi tourner et l'emprunter en faisant un pied de nez à la culpabilité qui se bidonnait toujours. C'est à ce moment précis que l'orgueil a choisi de s'asseoir de tout son poids sur la culpabilité qui, soudainement, ne rigolait plus du tout. Confiante, j'ai donc pris le boulevard en respectant les priorités de passage sans que rien de tragique n'arrive. Puis j'ai filé jusqu'à la maison avec la fierté à mes côtés qui faisait un "high-five" avec l'orgueil.

Lorsque je me suis stationnée, j'ai respiré un grand coup. Je n'aime toujours pas conduire, mais j'ai conduit. Ça été laborieux, j'en conviens, mais j'ai conduit. En attendant que le plaisir de conduire arrive, ça sera toujours ça de pris.