mercredi 18 septembre 2013

Parallèlement

C'était ce soir. Il fallait que je passe par là un jour ou l'autre...

Comme toujours, une grande nervosité s'était emparée de moi au cours de la journée. C'est souvent le lot d'une première. Pour ajouter au défi pourquoi ne pas faire ça dans le noir! Dans le pire des cas, j'avais y aller au son! Voyez le tableau, n'est-ce pas?

Ça, c'était jusqu'à ce que l'instructeur me dise que personne n'avait manqué son stationnement en parallèle avec ses explications et qu'il avait une moyenne parfaite de 100%!!!

À ce moment précis, j'ai ravalé péniblement ma salive, j'ai démarré le véhicule, allumé les lumière et je me suis mise en route vers mon destin.

Il faut dire que, pour une apprentie, le stationnement en parallèle, c'est assez effrayant. Dans l'ordre des choses qui font peur, le parallèle est quelque part entre l'orage et les zombies... Je vous laisse imaginer!

Toutefois, et ça me coûte de l'admettre, les explications de l'instructeur étaient si claires et limpides que sa moyenne est demeurée intacte. 

Apres 5 stationnements réussis, je dois avouer que le parallèle a trouvé une meilleure place quelque part entre le patinage et le vélo: suffit de pratiquer car ce n'est pas si sorcier!

vendredi 13 septembre 2013

Cours pratique #5

Hier, j'en ai eu assez. J'ai saisi mon téléphone et j'ai appelé à l'école de conduite pour réserver mes cours 5 et 6. Parfois, il faut s'obliger à sortir de sa zone de confort...

J'ai d'ailleurs été déstabilisée quand on m'a dit qu'il y avait un cours disponible le lendemain matin (aujourd'hui). Pas le choix, j'étais au bout du plongeon et il faudrait bien que je me mouille un moment donné! Moi, qui venait tout juste de sécher mes belles plumes de poule mouillée!

Je me suis donc présentée à l'heure convenue avec l'angoisse au ventre et les mains moites. Rien de nouveau jusque là.

Le cours #5 est un cours de révision des leçon 1 à 4. Pas de problème, je savais que je n'allais pas reculer (cours 6), ni aller sur l'autoroute (cours 7-8) ou au centre-ville (cours 9-10). Je pouvais donc respirer puisque je connaissais mes manoeuvres de base.

Ce que je n'avais pas prévu, c'était que j'allais sortir de mon précieux quadrilatère dans lequel je commençais à me sentir à l'aise. Exit les pantoufles confortables! Enfiles tes talons-hauts ma belle, on part en expédition!

Panique! Rien pour arranger mon problème de mains moites et l'anxiété qui me tenaillait!

J'ai donc emprunté un boulevard, passé ma  limite psychologique (ouf!) et je me suis rendue compte que l'air était encore respirable au-delà de cette barrière. Mais j'étais en terre hostile. Si, dans mon coin, les gens sont habitués à côtoyer les autos-écoles (il doit y avoir 3-4 écoles près de chez moi), il semble en être autrement quand on s'éloigne. Klaxons, dépassements par la droite... Bienvenue dans la vraie vie madame l'apprentie!

Je dois toutefois dire qu'à part trouver ces usagers franchement "tapons", j'ai plutôt bien négocié ces attitudes hostiles en maintenant le cap et en me concentrant sur mon apprentissage. Et pour apprendre, j'ai appris: sens uniques, dos d'ânes, changements de vitesse en zone scolaire, virages à gauche sur un boulevard, passages pour piétons... amenez-en des défis, je suis capable (ou je n'avais pas le choix) d'en prendre!

Parlant de défis et de "tapons", je dois dire que je n'en revenais pas de voir à quel point certains piétons ne semblaient pas tenir à la vie plus que ça. Bien entendu, je suis une apprentie civilisée alors j'ai des yeux tout le tour de la tête afin d'éviter de leur faire visiter le paradis prématurément. Si eux n'ont pas le temps de traverser de façon sécuritaire, moi je n'en ai pas plus pour les envoyer en chaise roulante. Je leur fais donc attention, mais ce n'est pas le cas de tous les conducteurs malheureusement. Amis piétons, faites attention à vous!

En somme, ça s'est bien passé. J'ai réussi le parcours, je me suis améliorée et, mis à part une gauche et une droite légèrement mélangées, je crois que je suis sur la bonne voie en marche avant. J'avoue que j'étais pas mal fière d'avoir dépassé mes limites! Tellement, que j'ai même pris les clés de la van pour conduire de l'école de conduite à la maison.

Mais ça, c'est une autre histoire...

samedi 7 septembre 2013

La poule a séché ses plumes (Partie 2)

Chose promise, chose due!

Donc, je vous ai raconté mon aventure sur les boulevards mercredi midi.

Comme je n'aime pas m'auto-traiter de poule mouillée, je me suis moi-même mise au défi en conduisant à la noirceur le soir même!

J'avais un mini trajet à faire. Vous seriez morts de rire si ous saviez à quel point!

Ça m'a pourtant pris tout mon courage pour me lancer. L'orgueil aidant, j'ai effectué mon trajet avec l'estomac tellement noué, avec les mains tellement froides et moites que j'ai peine à me souvenir comment j'ai fait pour y arriver.

Car, j'y suis arrivée! Je n'aime pas beaucoup ça, mais reste que j'y suis arrivée!

Prochaine étape: prendre rendez-vous pour mes cours pratiques 5 et 6. Il faut bien la poursuivre cette formation qui n'en fini plus si je veux devenir autonome.

Bien sur, il me reste pas mal de boulot pour y arriver, mais en conduisant de nuit, j'ai au moins gravi un échelon de plus, non?

jeudi 5 septembre 2013

La poule a séché ses plumes (Partie 1)

Parfois, il arrive que les plans changent. C'est ce qui est arrivé hier.

Je croyais rincer le moteur de la Nissan à 40 km/heure. Erreur! Sans trop comprendre comment j'en étais arrivée là, je me suis retrouvée au volant de la van.

Remarquez que j'aime bien ma van (Zamoureux, prends bien note du déterminant possessif précédant le mot van). Elle offre un meilleur regard sur la route ce qui, dans mon cas, n'est pas négligeable.

Or, après plusieurs jours sans conduire, je pensais me promener tranquillement dans les petites rues de mon quadrilatère  bien aimé. Je ne sais pas quel fil s'est déconnecté dans mon cerveau, mais je me suis retrouvée sur un boulevard à 2 voies avec d'autres voitures et plein de piétons!

Est-il nécessaire de préciser que j'avais les mains moites, mais que j'y ai survécu?

J'ai malgré tout fini par tourner sur une petite rue tranquille histoire de faire diminuer mon rythme cardiaque.

C'est en montant gentiment une autre petite rue que l'impensable s'est produit: Je me suis engagée sur un boulevard à 3 voies!!! Une vraie folle! Après tout, on a qu'une vie a vivre alors autant la vivre à 50 km/h! C'est quand même quelque chose quand je vire "wild", n'est-ce pas?

À ce point, ai-je besoin de préciser que j'avais mal au cœur, que le sang ne se rendait plus dans les extrémités et que j'hyperventilais?

En vraie folle, j'ai même refait le trajet une 2ème fois!

J'avoue que j'étais pas mal fière. Mais, à ce moment-là, j'étais loin de me douter du défi qui m'attendais un peu plus tard ce jour-là...

À suivre... et enlevez-vous tout de suite l'autoroute de la tête!

mardi 3 septembre 2013

Poule mouillée

Je suis une poule mouillée.

Dur constat, mais force est d'admettre que c'est vrai.

Sur quoi je me base pour poser une telle affirmation? Facile!

Si je sors de mon petit quadrilatère habituel de conduite, je panique. En fait, je refuse catégoriquement même de conduire en dehors de ces lignes imaginaires, de ces frontières que je me suis imposées.

Une vraie de vraie poule mouillée!

Par contre, je ne compte pas le rester. Après plusieurs jours à trembler, j'ai réservé du temps de Nissan demain après-midi... La poule va se sécher les plumes!

Mais juste de le dire, je ne me sens pas bien... Cot, cot, cot